Menaces au milieu naturel sud-africain

Lors de mon voyage en Afrique du Sud j'ai essayé de prendre des photos attestant des différentes menaces à la nature -faune et flore- en Afrique du Sud. L'Afrique du Sud est relativement bien conservée dans la majorité du territoire et l'on peut encore y trouver nombre de paradis sauvages... La majorité des espèces animales et végétales y prospèrent encore, mais cependant l'influence des hommes se fait ressentir de plus en plus et tend à menacer certains biotopes.

Tout d'abord, il y a la prolifération des espèces étrangères qui prennent la place des espèces autochtones, plus petites et vulnérables à ces invasions alliennes. On peut nommer ces Euphorbia sp, mais il y a aussi de nombreux Opuntia (ficus-indica?) et des Agaves.
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Dans le Sud du petit Karoo, les pins importés sont sortis des enclos et commencent à envahir la montagnes. C'est très mauvais car ils étouffent TOUTE la végétation en dessous, avec l'ombre qu'ils apportent mais surtout les épines. Cette pauvre Euphorbia silenifolia (avec caudex) lutte dans les sous-bois pour survivre sur un tas d'épines. Il n'en reste plus beaucoup. C'est aussi l'habitat d'Haworthia outeniquensis que nous n'avons pas trouvé. Les municipalités commencent à lancer des travaux de déboisement pour retrouver le bush d'origine.
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Une autre menace quasi-innévitable à la faune et à la flore sud-africaine est la mise en culture des plaines et parfois des pentes... Il faut bien suivre le marché internationnal et importer nos belles oranges/abricots/ananas/riz/blé/citrons/vin en europe à contre saison ! Les Haworthia en ont beaucoup souffert car elles poussent en général (surtout les 'retused Haworthias') sur les surfaces planes et près de grandes vallées. La majorité des vallées du Western Cape ainsi que toute la côte sud ont toutes été mises en culture. Ici près de Ceres.
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On peut par exemple citer l'exemple d'Haworthia emelyae qui est "prise en sandwich" sur une certaine localité! En effet, d'un côté une route a été construite pour relier le petit Karoo et la côte sud, et de l'autre côté le fermier a détruit le bush pour mettre en culture du blé. Les seules plantes restantes poussent sur le bas-côté, il ne manquerait plus que quelqu'un vienne les voler et leur sort sera fini.
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J'ai compté 25-30 plantes sur cette minuscule localité. A notre grande joie, il y avait aussi quelques semis.

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Ici, ce sont des plantes qui ont été "sauvées" sur le site de construction d'une usine d'Aluminium. Pachypodium bispinosum et Fockea edulis.

Il y a aussi le cas des élevages. Ils sont en majorité extensifs, voire très extensifs. 6 hectares par moutons! Un fermier a besoin d'au moins 1000 mountons pour vivre il lui faut donc au minimum 6000 hectares. Seulement, et surtout là où ils sont trop nombreux, les effets du surpaturage se voient: disparition progressive de la végétation arbustive qui sert d'"hôte" aux petits semis. De nombreux bulbes et plantes de plaines (Euphorbia symmetrica, Pleiospilos bolusii, Aloinopsis,...) souffrent du surpaturage car elles ne trouvent plus d'endroits où se resemer ni où prospérer car le sol piétiné devient pauvre, dur et infertile. Sur les domes de granite, les moutons dérangent également les succulentes qui se nichent dans les "bassins" de sable, en piétinant où en les empoissonant avec leurs excréments qui se retrouvent naturellement dans ces bassins après les pluies.
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Un troupeau de moutons dans le Leeupoort.

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Alors, les plantes de plaine se réfugient dans les fentes des rochers où elles sont innaccessibles aux moutons... Ici, Dintheranthus ou Cheiridopsis sp, difficile de dire quand il est mangé.

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Ici, voilà l'évidence du surpaturage. La végétation de la ferme de droite (une cloture sépare les deux zones) est considérablement apauvrie par les moutons, en trop grand nombre.

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Voilà une Euphorbia symmetrica, qui prospère dans un parc concu spécialement pour une large population d'Euphorbia symmetrica, le fermier ayant apparavent constaté la raréfaction de l'espèce.

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Voilà un petit Pleiospilos bolusii, dans un parc à nouveau, où ils prospèrent... Comme le montre les nombreux semis sous les buisssons.

On peut également citer les mines , qui elles détruisent des habitats entiers, mais à nouveau, il nous faut bien du gypse pour le platre, du nickel et du cuivre pour le bâtiments, des diamants... :-( Ici un train vide qui se dirige vers le Knersvlakte pour se charger de gypse sur un site où poussaient avant Argyroderma, Tylecodon et autres Conophytum.
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Ensuite, il y a la surexploitation d'espèces issues du milieu naturel. Par exemple les Boophane ont toujours été utilisés lors de la cérémonie de circoncision, et à des fins médicinaux. Seulement aujourd'hui de plus en plus de gens les utilisent et du coup elles sont devenues très rares. Le bulbe coupé en deux peut réparer des plaies, des brulures,...
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Ensuite, il y a le pillage d'espèces vivantes qui constitue une menace très spécialisée. On prend les tortues, on prend les plantes qui nous intéressent pour les vendre à prix d'or au Japon (pillage d'Haworthia, d'Euphorbia obesa,... par les japonais dans les années 1980-90 voire avant et aujourd'hui).
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La photo a été prise afin de pouvoir identifier la tortue. Je l'ai ensuite remise derrière la cloture de la ferme. Prise au nord du Knersvlakte.

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Les voleurs de cristaux... prise dans le Pellaberg.

Ensuite il y a des facteurs de disparition inconnus comme dans le grand Karoo avec Euphorbia horrida var major. Les plantes ont presque toutes disparu et ils en reste très peu. On en a compté 3. Le fermier pense à un virus apparu il y a peu de temps.
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Pour finir, le déreglement climatique pourrait également modifier l'équilibre des habitats sud-africains. Ici, dans le grand Karoo, région où ils pleut normalement en novembre et mars, on a reçu de fortes précipitations... au mois d'aout! C'est la première fois d'après Yohan Bouwer de la Obesa nursery à Graaff-Reinet. Le lac est plein à ras bord, jusqu'à la piste!
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A l'autre extrème, certaines régions s'assèchent et certaines espèces et populations ne peuvent plus se renouveller. C'est le cas d'Aloe pillansi qui suit une migration vers la Namibie où elles doit trouver de meilleures conditions. Ici, dans le Richersveld, elles sont arres et les jeunes plantes inexistantes.
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Heureusement, il reste encore nombre de montagnes vierges à admirer par leur beauté et l'incroyable diversité de la vie sauvage que l'on y trouve.....

Florent